Retour tumultueux

mai 24, 2007

Le retour fut plus compliqué que le départ. En effet, une tempête s’était apparemment abattue en Europe et avait retardé le décollage de plusieurs appareils.

Résultat des courses, nous avons décollé avec plus de 9 heures de retard. Heureusement Air France a été sympa et nous a échangé nos billets pour pouvoir reprendre un vol pour Strasbourg.

Nous avons participé à différentes excursions. Ces excursions m’ont laissé des impressions contradictoires, mitigées.

La première nous a emporté dans les terres, loin des plages de sables fins et de ses cocotiers. Nous y avons découvert la vie de gens ordinaires vivant parfois dans des conditions pas ordinaires, le sport national : les combats de coqs.

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Mais surtout la bêtise, la connerie humaine dans toute sa splendeur. Face à la pauvreté, monsieur et madame touristes ont des réactions, des attitudes frôlants l’impensable, l’inconcevable voire l’inacceptable. Il n’y a pas de quoi se sentir fiers, compatissant en jettant des vivres (gateaux, bonbons,…) dans la boue, des objets rares pour ses gamins ( cahiers, stylos, crayons,…) d’un 4*4 roulant à vive allure. Il n’y a pas de quoi se sentir supérieurs (en racontant des blagues racistes) de part sa couleur de peau. Il n’y a pas de quoi se réjouir en se disant ”ah vous avez vu, ils pleurent parce qu’on leur donne (plutôt on leur jette) des bonbons” et avoir l’impression d’avoir fait sa bonne action du jour!       Monsieur et Madame Touristes vous avez réussi  à me donner la nausée,  vous m’avez  pousser à requestionner mon appartenance au genre humain.

Quant à la seconde sortie, celle-ci m’a laissé un goût moins amer que la précédente. Nous avons scruter la plage d’une  île de toute beauté: l’île de Saona. Nous avons ensuite fouillé les profondeurs de la piscina à la recherche d’étoile de mer pour achever cette journée sur un catamaran toujours au son du merrengue, de la batchata, le tout arrosé de rhum. L’agent sculler et moi, nous avons montré nos talents cachés de danseuses. Qu’on se le dise, il ne faut pas toujours se fier aux apparences, elles sont souvent trompeuses!

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The “RD” Files

mai 23, 2007

Ce que j’ai omis de vous dire c’est que l’agent sculler a un frère. Ce petit oubli a toute son importance pour vous relater la suite de nos aventures.

Petit flash back:  le frère de l’agent sculler s’est rendu à plusieurs reprises en République Dominicaine, y a rencontré l’amour! Amour de vacances, me direz-vous. Vous auriez pu chanter la chanson reprise par Voulzy et fredonné ceci:  ” Quand vient la fin de l’été sur la plage . Il faut alors se quitter peut-être pour toujours . Oublier cette plage et nos baisers . Quand vient la fin de l’été sur la plage . L’amour va se terminer comme il a commencé . Doucement sur la plage par un baiser”  Et bien, vous n’aurez pas à le faire car c’est loin d’être une simple histoire d’amour de vacances. Il a donc suivi son coeur et a tout plaqué pour rejoindre sa bien-aimée à Saint Domingue. Wow.

Me direz-vous pourquoi cette nécessité de vous raconter tout ça! La voici: quand l’amour est authentique, il triomphe et franchit bien des obstacles. Entre temps, mon rêve fou s’est réalisé. L’agent sculler a fait son choix. Ce choix m’a apporté le bonheur et a fait le malheur d’une autre. Triste et injuste mais tellement véridique.
J’ai compris alors que mes principes n’étaient pas infaillibles. J’ai culpabilisé d’avoir enfreint un de mes principes et d’avoir fait souffrir quelqu’un mais cela m’a aidé à comprendre, à pardonner les faux pas de certaines de mes ex. A présent, je n’ai plus aucuns regrets, remords.

L’agent sculler et moi-même, nous avons donc pris la direction des plages de Bocca chica. Nous avons embarqué dans l’avion qui m’avait emmenée,  quelques mois auparavant,  à la Réunion! Coïncidences…

Après 9 heures de vol, un décalage horaire de 6h et bon dodo,

voici un petit aperçu de la vue:      img_0061.jpg       img_0064.jpg  Pas mal hein, mais ce n’est qu’un début.

Après une bonne nuit de repos, nous avons donc visiter notre hôtel et pris place sur la plage en attendant l’arrivée du frère de l’agent sculler et sa bien aimée.

L’agent sculler était impatiente de revoir son petit frère qui est loin d’être si petit que cela. Et lorsqu’elle l’aperçu au loin, son visage s’est illuminé et je l’ai sentie très émue. Par la même occasion, j’ai donc fait la connaissance de son frère et sa compagne.  J’ai utilisé un langage universel pour pouvoir échanger avec sa compagne (hé oui, en République Dominicaine: on parle essentiellement l’Espagnol) à savoir les mains. Pourtant, je vous assure, je n’ai pas (à ma connaissance) des aïeux d’origine italienne malgré mon  excellentissime tiramisu !

Après ces retrouvailles, nous avons pris, pour quelques jours, la direction de Saint Domingue en transport local: la gouagoua. Ce voyage fut de tout repos ! Installez vous confortablement et imaginez ceci: une camionnette plus ou moins aménagée où le nombre maximal de passagers est largement dépassé afin de rentabiliser un max.  Une climatisation, on ne peut plus écolo à savoir un système climatisé par les fenêtres ouvertes. Le prix de la course variable en fonction de ta tête, des kms.  Une fiabilité des véhicules résistante à toute épreuve: panne au bord d’une route des plus acceuillantes, chaleureuses. Mais à part cela, nous sommes arrivés à bon port sains et saufs au nid des deux tourtereaux, acceuillis par un sympathique cousin. Ce cousin nous a d’ailleurs emmenés dîner dans un restaurant surplombant la mer, offert une bonne “El Présidente” fraiche (la bière locale) dans un bar  et danser le merrengue avec l’agent sculler. J’en étais verte…

Ces quelques jours passés à la capitale nous aurons permis de visiter le musée de l’ambre , la cathédrale de Saint Domingue, le fort et de nous imprégner de l’ambiance.